Réflexions du fauteuil : des juges peuvent-ils être victimes d’intimidation?
15 01 2009La libération de cinq membres d’un gang de rue par la juge Sophie Bourque pour vice de procédure cause tout un émoi dans la population. Je ne raconterai pas toute l’histoire que l’on peut lire un peu partout, mais en prenant cette décision spectaculaire, la juge voulait préserver l’intégrité de la justice et la confiance du public dans le processus judiciaire. Pourtant, c’est exactement le contraire qui se produit. Nous sommes tous scandalisés que le système permette la libération de criminels pour des raisons qui n’ont rien à voir avec le crime lui-même.
Plus les jours avancent, plus on se rend compte qu’il y a beaucoup d’intimidation dans cette histoire. D’abord, la couronne aurait obtenu la preuve que leur témoin principal aurait été menacé puis acheté dans la prison où il séjournait jusqu’au procès. Il y aurait un autre personnage impliqué dans le meurtre du jeune Ellis qui n’aurait pas été accusé malgré des preuves d’ADN. C’est un des avocats de la défense, Kimon Kling, qui l’aurait révélé au journal The Gazette. Selon Claude Poirier, l’avocat aurait reçu des menaces après sa déclaration si bien qu’il refuse maintenant de s’adresser aux journalistes. Quand les membres de gang de rue en sont rendus à intimider leurs propres avocats, on peut croire qu’ils sont prêts à tout pour arriver à leurs fins.
Dans le monde criminel, les gangs de rues sont des électrons libres. Ils n’ont pas le code de conduite basé sur l’honneur et la tradition de la mafia italienne. Ils sont pires que les motards qui n’ont pourtant pas hésité à tuer des gardiens de prison pour ébranler le système judiciaire. Pourraient-ils aller jusqu’à menacer des juges pour obtenir des jugements favorables. Je crois que oui. Je ne dis pas que c’est ce qui s’est produit dans ce cas-ci. Mais la décision de la juge Bourque est tellement surprenante et extrême, qu’elle laisse planer un doute. Supposons qu’elle ait été menacée ainsi que sa famille. Il faut se demander si la protection de la police aurait pu lui offrir toute la sécurité nécessaire. Je crois que la réponse est négative. Les membres de gans de rues sont les criminels les plus dangereux. Ils n’hésitent pas à tirer en pleine rue sur leurs adversaires. Des jeunes qui gravitent autour des gangs sont prêts à tout pour faire leurs preuves, même à assassiner des innocents comme cela s’est déjà produit. Si j’étais juge et que toute ma famille était menacée, je ne pense pas que je dormirais sur mes deux oreilles en croyant que la police va protéger tout mon monde adéquatement.
Il va falloir que les politiciens qui font les lois et le système judiciaire qui les applique soient beaucoup plus sévères envers les membres de gangs de rue et les criminels en général. Par exemple, il est inconcevable qu’il faille des années et d’infinies infractions avant qu’un criminel d’origine haïtienne qui n’est pas citoyens canadiens soit retourné dans son pays d’origine. La même chose vient de se produire avec un des chefs de la mafia membre du clan Rizzuto qui vit ici depuis des décennies, mais qui n’a jamais demandé sa naturalisation. N’importe quel citoyen étranger qui pose un geste criminel devrait être déporté dès qu’il est trouvé coupable. Mais ici, nous sommes tellement ouverts d’esprits, qu’il suffi qu’un de ces bandits dise que sa vie est menacée dans son pays d’origine pour que nous soyons prêts à dépenser dans fortunes pour le protéger. C’est complètement ridicule et absurde.
Plusieurs personnalités rendent hommage (!) à Bush sur mon autre blogue. Cliquez ci-dessous. Merci.
http://lesbulles.monblogue.branchez-vous.com/
Publié par : jacqueso à 12:01:56Permalien
Comments :
Catégories : politique, actualité, société, opinion


